n° 1, septembre 2009 ISBN : 9782842737061 nombre de pages : 106 dimensions en mm : 210 x 210 x 7 prix TTC : 18.00€
Sommaire
:
ANATOMIE POËTIQUE
SOMMAIRE
A) Max Jacob
au début Max Jacob...
par Luc Vidal
Dans l’ombre de Max Jacob
et de Pierre Reverdy
par Alain Germain
Max Jacob et l’école de Rochefort
par Christian Pelletier
B) Jean Bouhier
Anatomie poëtique de l’École
de Rochefort
par Luc Vidal
« Pourquoi n’allez-vous pas
à Paris »
par Olivier Delettre
La Huche à pain
par Luc Bérimont
Position poétique de l’École
de Rochefort
C) Marcel Béalu
Dialogue avec Marcel Béalu
par Luc Vidal
D) René Guy Cadou
De la réception
de René Guy Cadou
par Jacques Lardoux
Interview d’Hélène Cadou
par Luc Vidal
E) Michel Manoll
Les Vergers du silence
par Jean-Claude Albert Coiffard
Le Passeur de poésie
par Jacques Taurand
F) Jean Rousselot
La poésie, c’est l’insaisissable
oiseau de la parole
par Luc Vidal et Alain Desmars
Jean Rousselot, à vif la vie
par Jean-Noël Gueno
G) Serge Wellens
L’école de Rochefort
et la fleur de l’âge
par Serge Wellens
Gaston Bachelard
et l’école de Rochefort
par Jean-Luc Pouliquen
Édito
:
Bachelard avait « une confiance éperdue » dans les mots. Il dira de René Guy Cadou : « Je ne sais quelle tendresse mène ses images. » Poète et philosophe, Bachelard fut et est toujours l’essentiel pour comprendre et mettre le phénomène poétique au plus haut dans les relations humaines.
Pour Bachelard, Rochefort fut cet ardent creuset de poésie française. J.-L. Pouliquen replace les œuvres des Bouhier, Cadou, Bérimont, Manoll, Rousselot, Béalu, fleurs et fruits de l’âme entre rêveries et espaces. Ils furent « une phalange de jeunes entre 18 et 25 ans autour d’une figure centrale : Max Jacob », selon Roger Toulouse, qui fut une présence concrète, épistolaire, fraternelle qu’on n’imagine plus aujourd’hui soulignée avec éclat par C. Pelletier. C’est d’ailleurs Max Jacob qui prévint Manoll du projet de Jean Bouhier et Pierre Penon.
A. Germain met en évidence le rôle de Reverdy dans l’écriture des poètes de Rochefort. O. Delettre évoque les origines, de Daniel Maublanc à Julien Lanoë. J. Lardoux présente un Cadou d’anthologie. J.-C. Coiffard et J. Taurand remontent aux sources de l’amitié Cadou-Manoll. J.-N. Guéno dévoile un Rousselot à vif.
De Rochefort à la Coupole, Wellens raconte les nouvelles années de partage. Hélène Cadou dit le sens de l’éternité et de l’histoire, via René Guy qui habitait l’âme de ces frères en poésie. « À Rochefort, on était dans le cœur des coteaux-du-layon et du quarts-de-chaume qui est un vin très apprécié » disait Jean Bouhier. Ces poètes vécurent « une immense saison d’amitié » selon Luc Bérimont et surent faire vivre une haute poésie lyrique.
Et n’oublions jamais que la joie de la rencontre soulignée par Roger Toulouse est le fondement même de cette école de Rochefort-sur-Loire.