« Frères humains qui après
nous vivez, n’ayez contre nous le cœur
endurci », François Villon
Les Éditions du Petit Véhicule,
animées par Luc Vidal, Yves Moulet Pierrick
Hamelin, Thierry Picquet, Marc Bozec, font, depuis
plus de quelques lustres, la part belle à
la poésie, aux romans, aux autobiographies
d’auteurs locaux, régionaux et étrangers
(Brésiliens, Géorgiens, Coréens,
Irlandais, Japonais…). Elles publient également
des essais, des livres d’histoire et développent
une politique de revues : Cahiers d’études
Léo Ferré, Cahiers Jules Paressant,
revue Incognita, revue Chemins de formation au
fil du temps, animée par Martine Lani-Bayle…
– en collaboration avec l’université
permanente de Nantes – et la revue Signes
: revue d’art et de littérature annuelle,
consacrée aux grands noms de la littérature
tels que Rimbaud, Péret, Desnos, Cadou,
Brassens, Ferré, Verdet ainsi qu’aux
auteurs méconnus : Mestas, Buffy, Lelubre,
Morin, Pageot, Rama, Trihoreau… Le catalogue
des éditions du Petit Véhicule propose
aussi des collections ouvertes et différentes,
des conférences et des expositions.
  
L’esprit du travail entrepris par notre
maison d’édition associative (loi
1901) est celui des correspondances baudelairiennes.
Les arts, dans leur diversité, se répondent,
s’épaulent, se confondent, se séparent
pour retrouver leur source originelle.
Notre but est d’œuvrer pour le fonds
d’une culture, pour une permanence de la
vie, de l’esprit, en empruntant les sentiers
de la création ouverte à toutes
et tous.
Un dernier refuge
« IL EST POSSIBLE QUE LE LIVRE SOIT LE
DERNIER REFUGE DE L’HOMME LIBRE.
Si l’homme tourne décidément
à l’automate, s’il lui arrive
de ne plus penser que selon les images toutes
faites d’un écran, ce dernier finira
par ne plus lire. Toutes sortes de machines suppléeront
; il se laissera manier l’esprit par un
système de visions parlantes ; la couleur,
le rythme, le relief, mille moyens de remplacer
l’effort et l’attention morte, de
combler le vide ou la paresse de la recherche
et de l’imagination particulière
; tout y sera, moins l’esprit. Cette loi
est celle du troupeau. »
André Suarès
  
Les correspondances pour favoriser les joies
de l’esprit et du cœur
« La Nature est un temple où de vivants
piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts
de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde
unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent
Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et
triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit
et des sens »
Baudelaire, in Les Fleurs du Mal
Relire les Correspondances de Charles Baudelaire
est un véritable bain de jouvence. L’enjeu
de la poésie est lié à la
joie d’être au monde. Vivre cette
joie est un acte de résistance contre toutes
les oppressions.
« À l’école de la poésie
et de la musique, on n’apprend pas, on se
bat ! », écrivait Léo Ferré.
Puissiez-vous trouver dans nos travaux éditoriaux
l’esprit de cette fraternité agissante.
Nous tentons de marcher notre parole.
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